Résumé

Et si disparaître était parfois le seul moyen de se retrouver ?

 Jeanne, épouse humiliée et mère silencieuse, s’évanouit un matin sans un mot, laissant derrière elle une tasse de café à demi vide et quatre enfants suspendus à l’incompréhension.

 A La Réunion, l’enquête du capitaine Balthazar piétine.

En Belgique, Léonia traverse l’océan pour lire à voix haute à une vieille dame aveugle, dans une demeure belge où chaque silence semble chargé de mémoire.

 

Deux femmes.

Deux continents.

Un secret plus ancien qu’elles.

 

Car fuir n’est pas toujours abandonner.

Parfois c’est survivre.

 

Au fil des pages, les voix se répondent, les blessures résonnent, les mémoires se réveillent. Ce roman explore ce que les mères taisent, ce que les filles ignorent, et ce que les femmes portent en elles quand plus personne ne regarde.

 

Un roman intense sur la disparition, les secrets de famille et le courage d’écrire enfin sa propre histoire… à voix basse. 

 

Il y a des femmes qui naissent deux fois :

Une première dans la chair,

Et une seconde dans la vérité.

 

Longtemps, j’ai cru qu’aimer signifiait se taire,

Que survivre voulait dire oublier.

J’ai appris qu’on ne guérit pas en effaçant le passé,

Mais en l’éclairant doucement.

À celles qui doutent, à celles qui se taisent,

À celles qui pensent qu’il est trop tard,

Je veux dire :

Rien n’est perdu.

Tout peut encore naître.

L’amour, le vrai, ne revient pas en arrière.

Avant-propos

 

J’ai vu ma mère pleurer.

Pleurer pour sa propre mère.

Et je crois que ce jour-là, quelque chose s’est fissuré en moi.

Ma grand-mère vivait seule, abandonnée par un mari coureur de jupons, parti refaire sa vie ailleurs, comme si la sienne n’avait jamais compté.

Cette histoire, je la connaissais. On en parlait à demi-mot. On murmurait plus qu’on n’expliquait.  

Dans ma tête d’enfant, les questions cognaient :  

Pourquoi avait-elle supporté cela ?

Pourquoi était-elle restée mariée à lui jusqu’à sa mort ? Pourquoi tant de loyauté pour un homme qui ne la protégeait pas ?

Mais, j’étais trop jeune. Trop sage. Trop bien élevée pour demander.

Plus tard, ma mère m’a dit simplement :

« Elle l’aimait… et à l’époque, on faisait ainsi ».

Cette phrase m’a longtemps poursuivie.

Alors, j’ai imaginé qu’un autre choix était possible.

Qu’un autre destin pouvait s’écrire.

 

Dans mon esprit, je lui ai offert une autre vie. 

Une vie, où elle aurait osé choisir.

Et c’est ainsi que cette histoire a commencé.